1. Bienvenue à bord du alain-colas.com dédié au navigateur Alain Colas, un enfant de la Nièvre

    2. qui a été au bout de ses rêves d’océan pour devenir une légende de la voile sportive.

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Le Morvandiau flottant


Les marins bretons, stupéfaits qu'un navigateur puisse venir d'une autre contrée que la leur, avaient surnommé Alain Colas "le morvandiau flottant". Ils ignoraient sans doute qu'Alain, fils d'un faïencier réputé, était natif de Clamecy et que de la fenêtre de la maison familiale, dans les faubourgs de Bethléem, quartier d'où partaient les trains de bois qui ont chauffé Paris pendant 4 siècles, il aimait à regarder couler l'Yonne, imaginant sûrement, à l'autre bout du cycle de l'eau, la Seine, la mer, l'océan, des horizons lointains, des vagues gigantesques et des aventures périlleuses.

C'est de ce rêve-là, en terre de Bourgogne, mêlé aux exploits d'un grand-père aventurier racontés par sa mère et à la lecture de Saint-Exupéry que découle toute l'histoire du plus grand navigateur nivernais, enfant du pays du flottage, des pertuis et des compagnons de rivière. C'est, comme souvent, à sa genèse et dans son terroir originel que l'on trouve les clés du personnage Alain Colas, créateur du club de canoë-kayak local et qui restera toujours attaché à "son" Clamecy et à sa famille.


Cʼest sur lʼYonne quʼAlain prend pour la première fois contact avec la navigation. Habitué dʼun plongeoir à trois niveaux surplombant la rivière où il adore faire le saut de lʼange, il constate un jour que la Mairie a décidé de lʼenlever, sʼinsurge et lance comme un défi au Maire quʼil va créer un club de canoë-kayak. Nous sommes en 1963. A 19 ans, Alain Colas nʼa aucune idée de la manière dont on fabrique une embarcation. Il trouve, à Nevers, une société de fabrication de bateaux, et, en sʼappuyant sur une soif de savoir qui ne lui fera jamais défaut, il apprend, étudie puis construit avec ses copains les canoës du club. Une expérience qui nourrira ses constructions futures et prouve déjà son talent dʼorganisateur et sa capacité à aller au bout de ses idées avec une minutie et une ténacité probablement héritée des gestes sûrs et précis des maîtres faïenciers qui ont bercé son enfance. Le tout sur fond de soif de compétition basée sur une devise claire : «démarrer à fond, accélérer tout au long et finir au sprint».


Aujourd'hui encore, dans le haut-nivernais, parler d'Alain Colas génère le respect, l'admiration et le regret qu'il ne lui soit pas rendu hommage à la hauteur de son oeuvre.

Dans leur jeunesse, Alain et Jean-François Colas adoraient que leurs parents racontent les exploits de leur grand-père maternel parti très jeune à Madagascar avant d’aller explorer la Cochinchine et de finir capitaine du port de Saïgon !


De quoi alimenter la soif d’aventures d’Alain qui allait, avec son frère pour bras droit, révolutionner le monde de la voile sportive et la faire devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

De la guerre des Boers à Saïgon Le grand-père aventurier d’Alain Colas

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